10.09.06
Le ventre est encore fécond, les enfants se portent bien, merci !
par christiane grunder
Nous l’avons vu précédemment, lire en ligne la première partie de notre enquête La bête est revenue, on l’a reconnue : Pour contrôler le marché mondial de la chimie et de la pharmacie, ces groupes ont fondé le cartel IG-Farben, organisé la prise de pouvoir par Hitler, préparé activement la seconde guerre mondiale. "Le ventre est encore fécond, d’où est sortie la bête immonde" Berthold Brecht.
Le ventre est encore fécond, les enfants se portent bien, merci !
Les dirigeants étasuniens ont toujours su : Dès 1943, le sénateur US Homer T. Bone* (Senate Committee on Military Affairs, June 4, 1943.) écrit dans son rapport : " Farben was Hitler and Hitler was Farben".
En 1947, lors du procès des criminels de guerre de Nuremberg, 24 dirigeants de Bayer, BASF, et d’autres membres d’IG-Farben furent accusés des crimes contre l’humanité suivants :
* Préparation et conduite de guerres offensives * Massacres collectifs * Conduite d’expériences criminelles notamment sur les prisonniers des camps * Vols et pillages * Asservissement des peuples et autres crimes.
Telford Taylor, principal accusateur américain du Tribunal de Nuremberg tint des propos prémonitoires à l’encontre des dirigeants d’IG-Farben : "Ce sont ces accusés les principaux criminels de guerre et non les nazis. Si la faute de ces accusés n’est pas exposée au grand jour, ni punie, ils représenteront à l’avenir un danger beaucoup plus grave pour la paix dans le monde qu’Hitler s’il était encore en vie."
Le cartel IG-Farben a été dissous par le Tribunal. Quant à ses responsables, ils ont été libérés après leur condamnation dès 1952 avec l’aide de Nelson Rockefeller, leur ami et ancien partenaire commercial, devenu ministre des affaires étrangères par intérim des Etats-Unis. La prédiction du principal accusateur américain Taylor devait se réaliser rapidement...
IG Farben restera donc le géant de l’industrie chimique allemande : Höchst, Bayer et BASF, Agfa et Dynamit Nobel sont ses enfants maudits. Eh ! Oui, l’économie capitaliste ne supporte qu’une dose limitée de morale... Et comme l’a dit Lavoisier : "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme." Formule admirable, qui s’applique à toutes les énergies de la vie, mais tout aussi au capitalisme...
Alors, les apiculteurs et leurs abeilles...
IG Farben était l’actionnaire principal de Rockefeller Standard Oil (aujourd’hui Esso et Exxon) et vice versa... Car le Groupe Rockefeller contrôlait déjà plus de 90% des activités pétrochimiques aux États-Unis et recherchait de nouvelles opportunités d’investissements. Le groupe financier Rothschild était lui aussi actif dans le secteur. N’oublions pas que le pétrole est la matière première de base de la chimie moderne. La "victoire" des alliés sur l’Allemagne nazie mit un terme apparent aux plans d’IG Farben. Mais dans le même temps, Standard Oil et les autres compagnies pharmaceutiques/pétrochimiques du consortium Rockefeller devenaient leaders du secteur ; une position qu’elles n’ont plus quitté depuis, jusqu’au retour récent du sinistre tandem... BASF/Bayer aux premières places.
Comme disait justement Hitler, leur petit pantin sanglant :
Les grands menteurs sont aussi de grands magiciens...
Hup, hup, barbatruc.... La société mère frappée d’opprobre se met donc en sommeil, au profit des cinq sociétés précitées, dans lesquelles les capitaux américains sont importants.
IG Farben était l’ "héroïne" (s’cusez l’humour) du film de Verneuil "Cent mille dollars au soleil", dans lequel son rôle est dénoncé, à voir et revoir d’urgence... Il y est démontré un point capital, essentiel à la compréhension de ce que nous vivons aujourd’hui : Dès les années 25 et jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’IG Farben travaille la main dans la main avec Wall Sreet. Bien après 1942, ce fructueux commerce enrichit des citoyens américains, en théorie en guerre avec les nazis. Les actifs proviennent de la vente aux nazis de pétrole fourni par les pétroliers texans, pétrole indispensable à l’industrie chimique et à l’industrie de guerre du Reich. Dans les camps d’extermination, les esclaves produisent jusqu’à l’épuisement total...
Rassurons-nous : Avant même le procès de Nuremberg, des millions de dollars issus de ce fructueux commerce s’étaient évaporés au soleil...
Plus fort encore ! La dissolution d’IG Farben aurait dû être prononcée dans les années 50. Mais la société liquidatrice, IG Farben in Abwicklung (IG Farben en liquidation) se transforme en une société cotée en bourse, avec des intérêts dans l’immobilier, dans l’indifférence quasi-générale. Le monstre continue, devient un outil d’enrichissement purement spéculatif. Il détennait fin 2003 quelque 500 immeubles pour un montant évalué entre 5 à 10 millions d’euros, le reste ayant été versé aux actionnaires qui n’ont jamais eu à se plaindre. L’argent du Zyklon B n’a pas été perdu pour tout le monde...
Plus scandaleux, les associations qui demandaient des indemnisations pour les travailleurs esclaves n’ont jamais reçu le moindre DeutschMark. Les filiales BASF, Bayer ou Hoechst ont dû, elles, alimenter le fonds d’indemnisation allemand des travailleurs forcés du nazisme négocié en 2001 (d’un montant total, très raisonnable... au vu du préjudice subit par près de 8 millions d’humains, de 5,1 milliards d’euros).
IG Farben in Abwicklung, société de liquidation (pendant tout de même 50 ans) s’est fait discrète mais n’a jamais rien versé, malgré ses énormes bénéfices. La liquidation aujourd’hui prononcée, les associations n’ont plus rien à attendre... Cependant, les organisations juives disent avoir levé un lièvre. Un tout petit lapereau, en fait, mais trouveront-elles le lièvre ? Iront-elles jusqu’au bout ? Trouveront-elles, comme nous avons trouvé depuis des années, le nom de la cheville ouvrière, qui organisa, dès 1925, à la Brown Brothers Harriman, la bien nommée, à Wall Street, les mouvements de capitaux avec l’Allemagne Nazie ?
Cette information "mystérieuse" est pourtant à la disposition de tous depuis des années, sur le ouèbe, grâce à un bon moteur de recherche. Il suffit de demander : argent des Nazis, IG Farben, Harriman, Standart Oil, Rockefeller...
Bon, Allez, pour ceux qui se doutent déjà ou qui n’ont pas le temps de chercher, on complète : B...h, les nobles ascendants d’un fervent défenseur, lui aussi, de la vie et de la paix mondiale !
Quelques extraits choisis, pour mieux comprendre l’omerta sur les crimes de guerres de l’industrie chimique, quelques exploits de leurs complices :
En 1922, W. Averell Harriman, rencontre à Berlin la famille Thyssen, en vue de créer une banque germano-étasunienne. Les Thyssen étaient propriétaires de nombreuses institutions financières qui leur permettaient de transférer leur argent d’Allemagne aux Pays-Bas et ensuite aux États-Unis. Il s’agissait de l’August Thyssen Bank dont le siège était à Berlin, la Bank voor Handel (Pays-Bas) et de l’UBC : Union Banking Corporation (New York). Au début des années 20, Fritz Thyssen, auteur du livre "J’ai financé Hitler" apporta 25 mille dollars au nouveau Parti Nazi, devenant ainsi le premier financier du Führer. En 1931, il adhère au parti. À l’époque, il préside la German Steel Trust, consortium de l’industrie de l’acier fondé par Clarence Dillon, un des hommes forts de Wall Street. Samuel Bush, père de Prescott, grand-père de George senior et arrière-grand-père de George junior, président des Etats-Unis provisoire, était un collaborateur de confiance de Dillon.
En 1923, Harriman et les Thyssen créent la banque et nomment à la présidence George Herbert Walker, beau-père de Prescott Bush (Bon sang ne saurait mentir, George et Walker sont les deux prénoms de Junior, cet esprit de famille est attendrissant !).Ils créèrent plus tard, en 1926, l’Union Banking Corporation (UBC) et mirent à sa tête Prescott. Cette même année, il est nommé vice-président et associé de la Brown Brothers Harriman. Les deux sociétés permetrons aux Thyssen d’envoyer leur argent d’Allemagne aux États-Unis via les Pays-Bas.
Si de nombreuses multinationales ont aidé les nazis (la Chase Bank, la Standard Oil, de Rockefeller qui livra du pétrole aux nazis durant toute la guerre, via un autre pays adepte du "propre", la suisse, Ford, qui vendait des camions à l’armée nazie, ITT des systèmes de communication...), "Les intérêts de Prescott Bush étaient beaucoup plus profonds et sinistres », écrit l’économiste nord-américain Victor Thorn.
Loi des vainqueurs :
On comprendra aisément le peu d’empressement des Etats-Unis à mettre en lumière les mécanismes qui ont permis l’accession d’Hitler au pouvoir, ainsi que les rouages de l’économie nazie, ni d’ailleurs, de l’économie nippone durant cette période... C’est l’omerta : Etats-Unis et l’Union Soviétique se partagent les savants nazis... qui les intéressent, dans le domaine aérien et spatial, notamment. Dans la chimie, pas d’épuration... La plupart des dirigeants reste en place.
Revenons à la liquidation d’IG Farben :
hup, hup, barbatruc !
La société de participations WCM, grand actionnaire de Commerzbank et à la tête d’un important portefeuille immobilier, est une ancienne filiale de l’IG Farben in Abwicklung. WCM est fortement soupçonnée d’avoir accueilli tous les actifs bénéficiaires de l’IG Farben, la transformant en une coquille vide. Cet argent a une forte odeur de mort : celle des chairs brûlées qui s’échappait des grandes cheminées d’Auschwitz et il court encore...
Le ventre est fécond et la bête pond sous nos yeux.
Au début de l’année 2002, BAYER a repris AVENTIS CROPSCIENCE (Aventis, déjà une fusion de Höchst et Rhône Poulenc) pour la somme de 7 milliards d’euros. Cette acquisition, la plus importante de l’histoire des multinationales, fait de BAYER la plus grande entreprise de nécrotechnologies* d’Europe et le deuxième producteur de pesticides du monde. Aujourd’hui, ces sociétés sont plus volumineuses et puissantes que ne l’était la société mère IG Farben à l’époque de sa "gloire".
- nécrotechnologies * Ne parlons la langue de l’adversaire, plutôt que biotechnologies, un bon mot de JP. Berlan.
Mais tout le monde n’avait pas oublié IG Farben et ses sinistres activités : Le docteur Rath, au cours d’une audience publique, formula la mise en accusation suivante devant la Cour Internationale de La Haye à l’encontre des responsables des crimes les plus graves jamais commis dans l’histoire de l’humanité.
S’il s’attaque, avec le soutien de nombreux citoyens, écologistes, botanistes, herboristes et adeptes des médecines traditionnelles, au coeur de métier de Bayer et de l’industrie chimique, il n’oublie pas d’où il vient et nous ramène à notre sujet : Le contrôle par l’industrie chimique de la santé publique et l’éviction des concurents.
Extraits de sa mise en accusation :
"Des centaines de millions d’humains continuent à mourir d’infarctus, d’attaques cérébrales et d’autres maladies qui, on le sait de façon certaine, peuvent être évitées et éradiquées. Cet holocauste n’est pas fortuit. Il est prémédité et perpétré systématiquement par les entreprises pharmaceutiques pour augmenter leurs parts du marché mondial des préparations pharmaceutiques qui s’élèvent actuellement à mille milliards de dollars par an. Le cynisme de cette politique tient dans une désinformation structurée qui plonge ses racines jusque dans l’agriculture.
La prévention et l’éradication d’une maladie diminuent toutes deux de façon déterminante la vente des médicaments pour cette maladie. C’est pourquoi les grands groupes pharmaceutiques font systématiquement obstacle à la prévention de la maladie.
Plus de 95% de l’ensemble des préparations et des médicaments actuellement vendus n’ont aucun effet démontré. Le Dr De Brouwer dans plusieurs ouvrages, dénoncait le même pourcentage. Parallèlement, les effets secondaires graves, connus, de ces mêmes préparations sont devenus
la quatrième cause de décès dans les pays industrialisés.
Les grands groupes pharmaceutiques encouragent sciemment l’apparition de nouvelles maladies pour promouvoir leurs marchés. Pour commettre ces crimes, les laboratoires ont recours à un réseau d’exécutants et de complices dans les milieux scientifiques, médicaux, médiatiques et politiques.
Durant l’ensemble du 20 ème siècle l’industrie pharmaceutique a été méthodiquement développée et organisée dans le but de contrôler le système de santé de nombreux pays. Pour ce faire, elle a remplacé les remèdes naturels, non brevetables par des préparations pharmaceutiques de synthèse brevetables et donc lucratives. Les fondateurs de cette industrie étaient des affairistes sans scrupule qui, dès la naissance de cette dernière, considérèrent le corps humain et les maladies comme un marché à s’approprier.
Les gouvernements, les économies et les organismes sociaux de tous les pays industrialisés sont devenus les otages des grands groupes pharmaceutiques suite à des pratiques monstrueuses et criminelles.
Le rôle criminel des grands groupes pharmaceutiques et du gouvernement allemand apparaît dans leur entreprise de répression de la découverte la plus importante du médecin pour l’éradication des maladies cardiaques. Cette année-là le Dr Matthias Rath a découvert que l’infarctus et l’attaque cérébrale n’étaient pas de véritables maladies. Ils sont au contraire, de même que le scorbut, le résultat d’une carence en vitamines sur le long terme et peuvent être parfaitement évités.
On a démontré cliniquement qu’un apport quotidien en vitamines et autres compléments nutritifs peuvent stopper l’affection cardiaque coronaire et détruire les dépôts athérosclérotiques..."
Petite note en faveur de l’agriculture biologique : chacun sait que c’est justement l’introduction massive d’engrais chimiques qui a, dans le même temps, favorisé l’augmentation de la production agricole et appauvri considérablement les sols, donc la qualité nutritionnelle des aliments produits... fabriquant des carencés à la chaîne !
C’est donc au vu de ces dégâts que le Docteur Rath préconise la complémentation en vitamines naturelles, non pour enrichir d’autres labos... Personne n’est obligé d’adhérer à ses thèses, mais l’obstination de ses adversaires est troublante... Il est clair aujourd’hui que les affections cardiovasculaires, qui représentent la première cause de décès dans les pays industrialisés peuvent disparaître en deux générations.
La découverte du Dr Rath et de plusieurs chercheurs de cette nouvelle médecine porte un tort énorme à l’industrie pharmaceutique et chimique. Nous faisons partie de la chaîne. Un maillon indispensable à l’éviction définitive du racket de notre santé par cette industrie néfaste.
Fort Logiquement, le Codex Alimentarius, sorte d’AGCS de la « santé publique » s’oppose aux médecines naturelles. Insupportable : des concurrents bon marché ! Nous vous expliciterons comment les grands laboratoires, Bayer BASF et consorts écrivent la loi, dans le troisième article : Métastases.
Et pour finir en beauté, dans le dernier article, nous parlerons des OGM, leur dernière "trouvaille"... peut-être la pire...
Christian Denis Ouèbe journaliste, www.grainvert.com Militant Alterécolo : Militant des alternatives, altermondialiste.
Sur IG Farben :
Quand Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz
Produits chimiques testés sur des humains
Lien financiers IG Farben / Rockefeller
Sur le financement du Nazisme, lire :
Le mythe de la bonne guerre, un livre sur la collaboration fructueuse entre industriels US et le troisième Reich
Le rapport du sénateur Homer T. Bone, en anglais
Les guerres secrètes, par Mumia Abou Jamal
Les Bush et Auschwitz, une longue histoire
La famille Bush a financé Adolf Hitler
La famille Bush et le sang des déportés
Georges Walker Bush est venu le 5 Juin 2004 en Normandie, pour commémorer l’anniversaire du débarquement. Un tapis rouge médiatique lui a été déroulé, les opposants réduits au silence ou dénigrés... Résistants ! Voyez ce que sont les français sont devenus !
Plutôt que de répéter en boucle (ce qui vrai, mais que nous savons déjà) que les braves soldats ricains sont venus nous délivrer de la bête... S’est-il trouvé un seul vrai journaliste pour lui poser la question du rôle de son grand-père et arrière grand-père dans l’accession d’Hitler au pouvoir ? "Si les ricains n’étaient pas là...", n’en déplaise à Michel Sardou, Hitler serait peut-être resté un petit peintre aigri et l’humanité aurait vraisemblablement évité ce carnage...
Dêpechez-vous de lire et enregistrer ces articles, avant que la LEN... ne nous bâillonne totalement.
Source : Grain Vert
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